Notre histoire

Les légendes ont le mérite de se perpétuer alors que les faits s’estompent au fil des années.
 À la fin du XIXe siècle, et sur les conseils de son ami peintre Clairin, la célébrissime comédienne Sarah Bernhardt se rend à Belle-Île. Victime d’un véritable coup de foudre, elle acquiert un domaine entouré de landes et de bruyères à l’extrême nord-ouest de l’île, sur la pointe des Poulains, avec fortin, manoir et ferme.
 Accompagnée de nombreux invités du monde de la politique des arts et des lettres venus de toute l’Europe, elle s’y rendra régulièrement jusqu’à sa mort en 1922.

La comédienne organise pour eux de grandes fêtes, en particulier au Manoir de Penhoët.
 Parmi ceux-ci, un passionné de théâtre et grand admirateur de l’actrice, le roi Édouard VII d’Angleterre, y vint un été accompagné de Sir Tom Hatfarcy, anobli par le roi pour sa carrière d’acteur et particulièrement pour son interprétation très personnelle du rôle d’Hamlet au Royal Globe Theater de Londres.

Pour ses plaisirs l’homme pratiquait le jeu de golf, il apporta à Belle-Isle quelques cannes de golf (on ne sait combien) et s’essayait à ce jeu le long de la côte, de la Villa Lysianne à la ferme des Poulains, utilisant les herbes rases de haut de falaise comme un links. Dans ce bâtiment fût d’ailleurs retrouvé quelques années plus tard, une des ses cannes de golf, un fer forgé « Dornoch and Son » et manche en bois d’Iroko.

L’endroit se prête tout naturellement à la pratique de ce sport, aussi, en 1984, le maire de la commune propose à quelques passionnés emmenés par Paul Brunet d’exercer leur passion et d’élaborer un parcours autour de la Ferme des Poulains.
 Ils y installent rapidement un bar, un billard et un piano et prennent conseil auprès de nombreux architectes et spécialistes.

De ce tracé, conçu avec l’aide d’Eole, de Neptune et de Jupiter est né un magnifique parcours de terre et de mer, links naturel et sauvage : le Golf de l’Extrême.

Patrice Léglise, quatre fois champion de France professionnel, prétend que chaque tour de ce parcours lui permet d’inventer de nouveaux coups de golf.
Philippe Ploujoux, sept fois champion de France amateur et vainqueur du British amateur à Saint-Andrews, le classe parmi les trois plus beaux sites de golf français, et considère le trou n°2 comme un des dix plus beaux par 3 en France.

Quelques dates :

  • 1985 : première compétition sur 3 trous.
  • 1987 : Gery Watine, champion de France, inaugure le 9 trous.
  • 1996 : une SCI se constitue afin de s’assurer de la maîtrise du sol. Elle confie l’exploitation du site à une association sportive.
  • 2006 : le parcours se stabilise autour de 14 trous (7 allers/7 retours). Le temps et l’usage ont donné un nom à chacun d’entre eux : la Touffe, le Phare, le Sahel, Sarah, le Deux… Ce fameux Deux, indomptable que tant de photographes ou artistes tentent de figer sur le papier.
  • 2007 : un protocole de partenariat est signé, attribuant à cet endroit le label européen, Natura 2000, qui confirme, par l’adhésion à cette charte, l’engagement du golf pour le respect du milieu naturel, tant la faune et la flore sont parties prenantes du parcours.
  • 2018 est une année bénéfique pour le parcours : il est d’une part, équipé d’une réserve d’eau permettant un arrosage automatique des greens et des départs, et d’autre part, la totalité des trous sont homologués par la FFG permettant ainsi des compétitions sur 14 trous mais aussi sur 9 et 18 trous.
  • Depuis plus de trente ans un menhir local, Patrick Le Clech entretient et peaufine ce terrain avec amour et respect de la nature.

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